UMIH VAUCLUSE

La restauration va mal !

Tout le monde le dit, ce n’est pas la joie dans la restauration

L’année 2025 s’est terminée de la plus belle des manières pour le CHR avec une hausse de 4% du chiffre d’affaires en décembre par rapport au même mois l’année précédente. Un chiffre qui ressort de la dernière revue stratégique de Food Service Vision, portant sur les mois de décembre 2025, janvier et février 2026. Ce qui permet de relever une hausse de 2% du chiffre d’affaires du secteur durant l’année 2025. Dans le même temps, le marché de la restauration commerciale a connu une intensification de la concurrence avec un solde positif de 3.905 nouveaux points de vente du côté de la restauration rapide et 249 pour celle à table.


La poursuite de la baisse des dépenses au restaurant

Une vigueur qui ne se confirme toutefois pas durant ce début d’année 2026. En effet, sur les deux premiers mois de l’année, Food Service Vision annonce une croissance nulle du chiffre d’affaires sur le marché de la consommation hors domicile et sur ses différents segments (restauration commerciale, commerce de proximité et restauration collective). « Sur ces deux mois, près d’un restaurant à table indépendant sur deux déclare une baisse de son chiffre d’affaires par point de vente », précise en outre le cabinet d’études et de conseil.
À lire aussi : Le Baromètre Food Service Vision : de nouveaux défis pour la fin d’année 2025


En termes de fréquentation, ce début d’année n’est pas non plus florissant. Et pour cause, 96% des 1.100 convives du baromètre « Les Français et la restauration », de Food Service Vision, ont fréquenté au moins un lieu de consommation hors domicile durant les trois derniers mois. Soit un chiffre en baisse de deux points par rapport à l’hiver 2024. À la baisse également, les dépenses au restaurant. S’ils étaient 18% à vouloir les diminuer en décembre, ils sont en février 27%. En toute logique, « le goût, premier critère de choix d’un restaurant, perd en importance par rapport au prix, qu’il s’agisse du rapport qualité-prix ou quantité-prix ou tout simplement des niveaux de prix de la carte », analyse Food Service Vision. En termes d’arbitrage, les boissons alcoolisées constituent le premier poste de dépense à en faire les frais : 28% durant l’hiver 2025, en augmentation de cinq points par rapport à l’hiver 2024.


Le snacking à la fête selon Food Service Vision

La situation ne devrait pas s’arranger dans un contexte géopolitique toujours plus incertain, avec la guerre au Proche-Orient et son impact sur le prix de l’énergie. « D’autant que la pression sur les coûts reste forte avec une inflation de nouveau en hausse au premier trimestre de 2026, à 4,8% par rapport au niveau de la même période en 2025 », précise Food Service Vision. Par ailleurs, le cabinet de conseil relève la bonne santé du snacking dans les commerces de proximité avec un chiffre d’affaires en hausse de 14% en janvier et février 2026. En 2025, la croissance s’est élevée à 15%, contre 3% pour la boulangerie-pâtisserie, secteur qui connaît une légère baisse de 1% sur les deux premiers mois de l’année. Du côté, enfin, des dates événements, 33% des convives du panel de Food Service Vision ont participé au Dry January, dont 14% partiellement et 19% complètement), tandis que 26% d’entre eux ont passé la Saint-Valentin au restaurant.
À lire aussi : Snacking : une offre décomplexée